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Glossaire · Facturation & Finance

DPGF : définition, contenu et rôle dans un marché de travaux

Définition vérifiée le 23 septembre 2026 5 min de lecture Par Marco Jarrah
Définition

La DPGFdécomposition du prix global et forfaitaire — est le tableau qui détaille poste par poste la composition d’un prix forfaitaire. Elle accompagne une offre à prix global : le maître d’ouvrage voit comment le total se construit, l’entreprise garde la maîtrise de son chiffrage, et les deux disposent d’une base commune pour mesurer l’avancement et chiffrer les avenants.

Elle est demandée dans la plupart des appels d’offres, publics comme privés, et sert ensuite de référence pendant tout le chantier.

Aussi appelé : décomposition du prix global et forfaitaire, cadre de décomposition de prix

Définition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 23 septembre 2026.

Ce que « prix global et forfaitaire » engage

Un prix forfaitaire couvre l’ouvrage décrit, pas les quantités qu’on a estimées pour le chiffrer. Si le métré de l’entreprise était optimiste, l’écart est pour elle ; si le maître d’ouvrage ajoute un ouvrage non prévu, cela relève d’un avenant. La décomposition sert précisément à tracer cette frontière : elle dit ce que le forfait comprend.

C’est pour cette raison qu’une DPGF bâclée coûte cher deux fois : au moment de l’analyse des offres, parce qu’elle rend le prix illisible, et pendant le chantier, parce qu’elle ne permet plus de prouver ce qui était compris.

DPGF, BPU, DQE : trois tableaux qu’on confond

DocumentCe qu’il fixeType de marché
DPGFLa composition d’un prix total fermeMarché à prix global et forfaitaire
BPU — bordereau des prix unitairesDes prix à l’unité, appliqués aux quantités exécutéesMarché à prix unitaires
DQE — détail quantitatif estimatifDes quantités estimatives pour comparer les offresPièce de jugement, non contractuelle en principe

Le DQE sert à classer les offres, pas à payer : les quantités qu’il contient sont celles du maître d’œuvre, et elles n’engagent pas l’entreprise au-delà de ce que dit le marché.

Ce que contient une DPGF exploitable

Les trois erreurs les plus fréquentes

Le poste fourre-tout — « installation de chantier et divers, 12 000 € » — que personne ne peut vérifier ni faire avancer. Les quantités recopiées du DQE sans métré propre : en marché forfaitaire, l’erreur reste pour l’entreprise. Le total qui ne tombe pas sur le montant de l’acte d’engagement, à un euro près : c’est un motif d’irrégularité, pas une coquille.

Après la signature : l’avancement et les avenants

La DPGF devient la grille de lecture du chantier. Chaque situation de travaux se construit en affectant un pourcentage d’avancement à ses postes : le cumul est calculé, les situations déjà facturées déduites, et le solde de la période devient le montant facturé.

Pour un avenant, la même logique s’applique à l’envers : on chiffre la modification avec les prix déjà acceptés, ce qui évite la négociation ligne à ligne au milieu du chantier.

La DPGF et la facture électronique

Depuis que les factures circulent au format structuré, le lien entre la décomposition et la facture compte davantage : une situation qui référence son marché et son numéro d’ordre se rapproche seule chez le client. Voir les fiches facturation électronique et Factur-X.

Comment XT-ERP produit une DPGF

Ce qui se joue vraiment

Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Les entreprises qui subissent leurs avenants sont celles dont la DPGF tient en douze lignes. Quand la décomposition est fine, la modification se chiffre en dix minutes avec des prix déjà acceptés — et la discussion porte sur le travail, pas sur le principe. »

Des DPGF qui servent après la signature, pas seulement à répondre

Une démonstration d’une heure, à partir d’un de vos appels d’offres.

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Questions fréquentes sur DPGF

La DPGF décompose un prix global et forfaitaire : le total est ferme, la décomposition explique comment on y arrive. Le bordereau des prix unitaires, lui, fixe des prix à l’unité que l’on applique aux quantités réellement exécutées : le total n’est pas figé. L’un s’emploie dans les marchés à forfait, l’autre dans les marchés à prix unitaires.
Cela dépend de ce que dit le marché, et il faut le lire. Lorsqu’elle est contractuelle, ses postes engagent l’entreprise et servent de base aux situations et aux avenants. Lorsqu’elle est seulement indicative, c’est le prix global qui fait foi — mais elle reste la pièce que tout le monde ouvrira au premier désaccord.
C’est presque toujours souhaitable, et souvent demandé. Séparer la fourniture de la pose permet de chiffrer un avenant sans rouvrir tout le poste, de justifier un prix en cas de variation de matériaux, et d’appliquer le bon taux de TVA quand le chantier mêle plusieurs natures de travaux.
À trois choses : mesurer l’avancement poste par poste pour établir les situations de travaux, chiffrer les modifications demandées en cours de chantier sur une base acceptée des deux côtés, et justifier la répartition des montants en cas de contrôle ou de litige. Une DPGF trop grossière rend ces trois opérations discutables.
Si le dossier de consultation la demande, une offre sans DPGF — ou avec une décomposition incomplète — s’expose à être écartée comme irrégulière. Même quand elle n’est pas exigée, la fournir donne un avantage : une offre décomposée se compare et se défend, une offre en un seul chiffre se subit.
En résumé

La DPGF est le tableau qui décompose un prix global et forfaitaire poste par poste : désignation, unité, quantité, prix unitaire, total. Elle rend une offre comparable au moment de la consultation, puis sert de base à l’avancement, aux situations de travaux et au chiffrage des avenants. Elle se distingue du bordereau des prix unitaires, qui fixe des prix à l’unité sans figer le total, et du détail quantitatif estimatif, qui sert surtout à comparer les offres. Une décomposition trop grossière se retourne contre l’entreprise dès la première modification de chantier. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, une DPGF n’est pas un exercice administratif : c’est le document sur lequel se discutera chaque euro du chantier.

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