La DPGF — décomposition du prix global et forfaitaire — est le tableau qui détaille poste par poste la composition d’un prix forfaitaire. Elle accompagne une offre à prix global : le maître d’ouvrage voit comment le total se construit, l’entreprise garde la maîtrise de son chiffrage, et les deux disposent d’une base commune pour mesurer l’avancement et chiffrer les avenants.
Elle est demandée dans la plupart des appels d’offres, publics comme privés, et sert ensuite de référence pendant tout le chantier.
Aussi appelé : décomposition du prix global et forfaitaire, cadre de décomposition de prixDéfinition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 23 septembre 2026.
Un prix forfaitaire couvre l’ouvrage décrit, pas les quantités qu’on a estimées pour le chiffrer. Si le métré de l’entreprise était optimiste, l’écart est pour elle ; si le maître d’ouvrage ajoute un ouvrage non prévu, cela relève d’un avenant. La décomposition sert précisément à tracer cette frontière : elle dit ce que le forfait comprend.
C’est pour cette raison qu’une DPGF bâclée coûte cher deux fois : au moment de l’analyse des offres, parce qu’elle rend le prix illisible, et pendant le chantier, parce qu’elle ne permet plus de prouver ce qui était compris.
| Document | Ce qu’il fixe | Type de marché |
|---|---|---|
| DPGF | La composition d’un prix total ferme | Marché à prix global et forfaitaire |
| BPU — bordereau des prix unitaires | Des prix à l’unité, appliqués aux quantités exécutées | Marché à prix unitaires |
| DQE — détail quantitatif estimatif | Des quantités estimatives pour comparer les offres | Pièce de jugement, non contractuelle en principe |
Le DQE sert à classer les offres, pas à payer : les quantités qu’il contient sont celles du maître d’œuvre, et elles n’engagent pas l’entreprise au-delà de ce que dit le marché.
Le poste fourre-tout — « installation de chantier et divers, 12 000 € » — que personne ne peut vérifier ni faire avancer. Les quantités recopiées du DQE sans métré propre : en marché forfaitaire, l’erreur reste pour l’entreprise. Le total qui ne tombe pas sur le montant de l’acte d’engagement, à un euro près : c’est un motif d’irrégularité, pas une coquille.
La DPGF devient la grille de lecture du chantier. Chaque situation de travaux se construit en affectant un pourcentage d’avancement à ses postes : le cumul est calculé, les situations déjà facturées déduites, et le solde de la période devient le montant facturé.
Pour un avenant, la même logique s’applique à l’envers : on chiffre la modification avec les prix déjà acceptés, ce qui évite la négociation ligne à ligne au milieu du chantier.
Depuis que les factures circulent au format structuré, le lien entre la décomposition et la facture compte davantage : une situation qui référence son marché et son numéro d’ordre se rapproche seule chez le client. Voir les fiches facturation électronique et Factur-X.
Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Les entreprises qui subissent leurs avenants sont celles dont la DPGF tient en douze lignes. Quand la décomposition est fine, la modification se chiffre en dix minutes avec des prix déjà acceptés — et la discussion porte sur le travail, pas sur le principe. »
Une démonstration d’une heure, à partir d’un de vos appels d’offres.
La DPGF est le tableau qui décompose un prix global et forfaitaire poste par poste : désignation, unité, quantité, prix unitaire, total. Elle rend une offre comparable au moment de la consultation, puis sert de base à l’avancement, aux situations de travaux et au chiffrage des avenants. Elle se distingue du bordereau des prix unitaires, qui fixe des prix à l’unité sans figer le total, et du détail quantitatif estimatif, qui sert surtout à comparer les offres. Une décomposition trop grossière se retourne contre l’entreprise dès la première modification de chantier. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, une DPGF n’est pas un exercice administratif : c’est le document sur lequel se discutera chaque euro du chantier.