Une situation de travaux est une facture intermédiaire émise en cours de chantier, qui constate l’avancement réel des travaux exécutés à une date donnée. Elle permet d’être payé au fil du chantier plutôt qu’à la fin. Elle se calcule toujours en cumul depuis le début du marché : on chiffre l’avancement cumulé, on déduit ce qui a déjà été facturé, et le solde devient le montant de la période.
Une situation n’est pas un acompte : l’acompte est un versement forfaitaire prévu au contrat, la situation constate un travail effectivement réalisé, poste par poste.
Aussi appelé : situation, facture d’avancement, état d’avancement, situation mensuelleDéfinition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 14 septembre 2026.
Les deux documents avancent de l’argent à l’entreprise, mais ils ne reposent pas sur la même chose. L’acompte relève du contrat : un pourcentage versé à la signature ou au démarrage, indépendant de ce qui est fait. La situation relève de l’exécution : elle mesure ce qui a été réalisé, poste par poste, et ne peut donc pas être émise avant que les travaux ne le justifient.
La confusion a une conséquence concrète en cas de litige : un acompte se rembourse si le chantier ne se fait pas, une situation constate une créance sur un travail exécuté.
Le calcul tient en trois lignes, toujours les mêmes. Exemple sur un marché de génie climatique de 120 000 € HT, avec une retenue de garantie contractuelle de 5 % et une TVA à 10 %, où deux situations ont déjà été facturées pour 36 000 € HT cumulés et l’avancement validé atteint 45 % :
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Avancement cumulé à date | 120 000 × 45 % | 54 000 € HT |
| Déjà facturé | Situations 1 et 2 | − 36 000 € HT |
| Montant de la période | 54 000 − 36 000 | 18 000 € HT |
| TVA | 18 000 × 10 % | 1 800 € |
| Retenue de garantie | 18 000 × 5 % | − 900 € |
| Net à payer | 18 000 + 1 800 − 900 | 18 900 € |
La TVA déclarée porte sur 18 000 € — soit 1 800 € — alors que l’encaissement n’est que de 18 900 €. L’écart est normal : les 900 € sont dus, simplement immobilisés jusqu’à la libération de la retenue de garantie.
Une situation suit toujours le même chemin : relevé d’avancement établi par l’entreprise, examen par le maître d’œuvre qui accepte, ajuste ou refuse, puis facturation du montant validé. Ce circuit n’est pas une formalité administrative — c’est lui qui évite la facture contestée.
Avec la facture électronique, une facture transmise ne se modifie plus : elle ne peut être corrigée que par un avoir. Il faut donc distinguer nettement le projet de situation, qui se discute librement, et la facture émise, qui engage. Les entreprises qui envoyaient la facture puis négociaient l’avancement doivent inverser l’ordre.
Rien sur le fond du calcul : l’avancement cumulé reste la règle. Ce qui change, c’est ce que le fichier doit porter. Chaque situation devient une facture structurée à part entière, qui affiche le montant de la période et référence le marché ainsi que son numéro d’ordre. Sans ces références, le client ne peut pas rapprocher automatiquement — et la facture retourne dans le circuit des courriels que la réforme voulait supprimer.
Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Une situation ne se rédige pas, elle se produit. Tant qu’elle est tapée à la main dans un traitement de texte, le cumul finit par se décaler d’une situation à l’autre — et personne ne s’en aperçoit avant le solde du marché. »
Une démonstration d’une heure, à partir d’un de vos marchés en cours.
La situation de travaux est la facture intermédiaire qui constate l’avancement réel d’un chantier à une date donnée : elle se calcule en cumul depuis le début du marché, dont on déduit les situations déjà facturées pour obtenir le montant de la période. Elle se distingue de l’acompte, versement forfaitaire sans lien avec l’exécution. Trois pièges reviennent : facturer le cumul au lieu de la période, fondre la révision de prix dans les travaux, et imputer la retenue de garantie sur la base de TVA au lieu du net à payer. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, une situation ne se rédige pas : elle se produit depuis l’affaire, où vivent le marché et son avancement.