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Glossaire · Facturation & Finance

Factur-X : définition, fonctionnement et place dans la facturation électronique

Définition vérifiée le 14 septembre 2026 5 min de lecture Par Marco Jarrah
Définition

Factur-X est le format français de facture électronique hybride : un fichier PDF lisible par une personne, dans lequel sont intégrées des données XML que les logiciels lisent automatiquement. Un seul fichier sert aux deux usages — l’œil humain et la machine.

Il est conforme à la norme européenne EN 16931 et figure parmi les trois formats admis par la réforme française, avec UBL et CII. Son jumeau allemand s’appelle ZUGFeRD : c’est le même standard, développé en commun.

Aussi appelé : ZUGFeRD (nom allemand du même standard), facture hybride, PDF/A-3 avec XML intégré

Définition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 14 septembre 2026.

Pourquoi un format hybride ?

Jusqu’ici, deux mondes coexistaient. Le PDF, lisible par tous mais muet pour les machines : il faut le retaper ou le faire lire par un logiciel de reconnaissance, avec les erreurs que cela suppose. Et les échanges structurés entre grands comptes, parfaitement exploitables mais illisibles sans outil — un fichier de balises que personne n’ouvre pour vérifier un montant.

Factur-X réunit les deux dans un seul fichier : le PDF reste le document que l’on regarde, les données XML voyagent à l’intérieur. Il n’y a donc jamais deux versions d’une même facture à réconcilier — le risque classique quand un « fichier d’échange » accompagne un PDF envoyé à part.

Factur-X, UBL, CII : les trois formats admis

FormatNatureLisible sans logicielUsage courant
Factur-XPDF avec XML intégréOui, c’est un PDFTPE, PME et ETI françaises
UBLXML seulNonÉchanges internationaux, secteur public européen
CIIXML seulNonÉchanges entre grands comptes ; c’est la syntaxe portée par Factur-X

Les trois répondent à la même norme européenne, EN 16931 : ce sont trois façons d’écrire les mêmes informations. Votre plateforme convertit si nécessaire.

Ce que le XML d’une facture Factur-X transporte

Les profils : du plus léger au plus complet

Un même format peut transporter plus ou moins de données. Factur-X définit pour cela des profils, du plus sommaire au plus riche : MINIMUM, BASIC WL, BASIC, EN 16931 et EXTENDED. Les premiers ne portent que des totaux ; à partir de BASIC, le détail des lignes circule ; EXTENDED ajoute les cas complexes.

Le piège du profil trop léger

Un profil qui ne transporte que les totaux passe très bien… jusqu’à la première situation de travaux avec deux taux de TVA et une retenue de garantie. Le client ne peut plus rapprocher automatiquement, et vous recevez une demande de justificatif — soit exactement le travail manuel que la réforme devait supprimer. La question à poser à votre éditeur n’est pas « faites-vous du Factur-X ? » mais « avec quel profil ? ».

Ce que Factur-X change sur une facture de chantier

Dans le bâtiment, une facture n’est presque jamais un document isolé : elle découle d’un marché, d’un avancement, parfois d’une révision de prix calculée sur index. Le format structuré impose que chacun de ces éléments occupe son champ — la révision en ligne distincte avec son taux de TVA, la retenue de garantie déduite du net à payer sans toucher à la base de TVA, l’autoliquidation dans un champ prévu pour elle plutôt que dans une phrase en bas de page.

C’est une contrainte de saisie au départ, et un gain ensuite : ces factures se rapprochent seules côté client, donc se paient plus vite. Le calendrier complet de la réforme est détaillé dans la fiche facturation électronique.

Comment XT-ERP produit du Factur-X

Le critère qui compte

Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Tout le monde saura produire du Factur-X. La vraie question est de savoir si vos situations de travaux partent avec leurs lignes, leurs taux de TVA et la référence de leur marché — c’est cela qui fait qu’une facture est payée sans échange de courriels. »

Des factures conformes, sans changer votre façon de travailler

Une démonstration d’une heure, à partir d’une de vos situations de travaux.

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Sources officielles

Questions fréquentes sur Factur-X

Non. La réforme impose un format structuré, et en admet trois : Factur-X, UBL et CII. Factur-X est le plus répandu en France parce qu’il reste lisible sans outil particulier : le destinataire ouvre un PDF normal. C’est un choix de confort, pas une obligation légale.
Oui, et c’est tout l’intérêt du format. Le fichier s’ouvre comme n’importe quel PDF et affiche la facture. Les données XML voyagent en pièce jointe interne, invisibles à la lecture, et sont utilisées par les logiciels de gestion et de comptabilité. Une même facture convient donc au client qui la lit et à l’outil qui la traite.
Aucune sur le fond : Factur-X est le nom français, ZUGFeRD le nom allemand d’un standard développé en commun par les deux pays, avec des versions alignées. Un fichier produit d’un côté est lisible de l’autre. La distinction est une affaire de dénomination nationale, pas de technique.
Non : ce sont deux étages différents. Factur-X est un format de fichier ; Chorus Pro est la plateforme par laquelle les factures destinées au secteur public transitent. On dépose une facture au format Factur-X sur Chorus Pro, comme on la transmet au format Factur-X par une Plateforme Agréée dans le circuit entre entreprises.
Il faut un profil qui porte le détail des lignes et les références du marché. Les profils les plus légers ne transportent que les totaux : suffisant pour une facture simple, insuffisant dès qu’il y a plusieurs taux de TVA, une retenue de garantie ou une situation rattachée à un marché. En cas de doute, la question à poser à son éditeur est : mes situations partent-elles avec leurs lignes ?
En résumé

Factur-X est le format français de facture électronique hybride : un PDF lisible par une personne, avec des données XML intégrées que les logiciels exploitent sans ressaisie. Conforme à la norme européenne EN 16931, il est l’un des trois formats admis par la réforme française, aux côtés d’UBL et de CII, et partage son standard avec l’allemand ZUGFeRD. Son intérêt tient à un point : le client ouvre un PDF ordinaire pendant que sa comptabilité reçoit des données exploitables. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, ce qui compte dans le bâtiment n’est pas le format mais le profil retenu : une situation de travaux doit partir avec ses lignes, ses taux de TVA et la référence de son marché.

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