Factur-X est le format français de facture électronique hybride : un fichier PDF lisible par une personne, dans lequel sont intégrées des données XML que les logiciels lisent automatiquement. Un seul fichier sert aux deux usages — l’œil humain et la machine.
Il est conforme à la norme européenne EN 16931 et figure parmi les trois formats admis par la réforme française, avec UBL et CII. Son jumeau allemand s’appelle ZUGFeRD : c’est le même standard, développé en commun.
Aussi appelé : ZUGFeRD (nom allemand du même standard), facture hybride, PDF/A-3 avec XML intégréDéfinition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 14 septembre 2026.
Jusqu’ici, deux mondes coexistaient. Le PDF, lisible par tous mais muet pour les machines : il faut le retaper ou le faire lire par un logiciel de reconnaissance, avec les erreurs que cela suppose. Et les échanges structurés entre grands comptes, parfaitement exploitables mais illisibles sans outil — un fichier de balises que personne n’ouvre pour vérifier un montant.
Factur-X réunit les deux dans un seul fichier : le PDF reste le document que l’on regarde, les données XML voyagent à l’intérieur. Il n’y a donc jamais deux versions d’une même facture à réconcilier — le risque classique quand un « fichier d’échange » accompagne un PDF envoyé à part.
| Format | Nature | Lisible sans logiciel | Usage courant |
|---|---|---|---|
| Factur-X | PDF avec XML intégré | Oui, c’est un PDF | TPE, PME et ETI françaises |
| UBL | XML seul | Non | Échanges internationaux, secteur public européen |
| CII | XML seul | Non | Échanges entre grands comptes ; c’est la syntaxe portée par Factur-X |
Les trois répondent à la même norme européenne, EN 16931 : ce sont trois façons d’écrire les mêmes informations. Votre plateforme convertit si nécessaire.
Un même format peut transporter plus ou moins de données. Factur-X définit pour cela des profils, du plus sommaire au plus riche : MINIMUM, BASIC WL, BASIC, EN 16931 et EXTENDED. Les premiers ne portent que des totaux ; à partir de BASIC, le détail des lignes circule ; EXTENDED ajoute les cas complexes.
Un profil qui ne transporte que les totaux passe très bien… jusqu’à la première situation de travaux avec deux taux de TVA et une retenue de garantie. Le client ne peut plus rapprocher automatiquement, et vous recevez une demande de justificatif — soit exactement le travail manuel que la réforme devait supprimer. La question à poser à votre éditeur n’est pas « faites-vous du Factur-X ? » mais « avec quel profil ? ».
Dans le bâtiment, une facture n’est presque jamais un document isolé : elle découle d’un marché, d’un avancement, parfois d’une révision de prix calculée sur index. Le format structuré impose que chacun de ces éléments occupe son champ — la révision en ligne distincte avec son taux de TVA, la retenue de garantie déduite du net à payer sans toucher à la base de TVA, l’autoliquidation dans un champ prévu pour elle plutôt que dans une phrase en bas de page.
C’est une contrainte de saisie au départ, et un gain ensuite : ces factures se rapprochent seules côté client, donc se paient plus vite. Le calendrier complet de la réforme est détaillé dans la fiche facturation électronique.
Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Tout le monde saura produire du Factur-X. La vraie question est de savoir si vos situations de travaux partent avec leurs lignes, leurs taux de TVA et la référence de leur marché — c’est cela qui fait qu’une facture est payée sans échange de courriels. »
Une démonstration d’une heure, à partir d’une de vos situations de travaux.
Factur-X est le format français de facture électronique hybride : un PDF lisible par une personne, avec des données XML intégrées que les logiciels exploitent sans ressaisie. Conforme à la norme européenne EN 16931, il est l’un des trois formats admis par la réforme française, aux côtés d’UBL et de CII, et partage son standard avec l’allemand ZUGFeRD. Son intérêt tient à un point : le client ouvre un PDF ordinaire pendant que sa comptabilité reçoit des données exploitables. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, ce qui compte dans le bâtiment n’est pas le format mais le profil retenu : une situation de travaux doit partir avec ses lignes, ses taux de TVA et la référence de son marché.