MaPrimeRénov’ est la principale aide de l’État à la rénovation énergétique des logements, versée par l’Anah. Elle prend deux formes pour un logement individuel : la rénovation par geste, recentrée depuis le 1er septembre 2026 sur les chauffages décarbonés — pompes à chaleur et raccordement à un réseau de chaleur —, et la rénovation d’ampleur, qui finance un bouquet de travaux visant un gain d’au moins deux classes énergétiques.
Dans les deux cas, les travaux doivent être réalisés par une entreprise RGE, et le montant dépend des revenus du ménage.
Aussi appelé : MPR, prime à la rénovation énergétique, aide de l’AnahDéfinition rédigée par Fabio Jarrah, expert marketing, spécialiste des métiers CVC, plomberie et couverture chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 23 septembre 2026.
| Rénovation par geste | Rénovation d’ampleur | |
|---|---|---|
| Ce qui est financé | Un chauffage décarboné : pompe à chaleur, réseau de chaleur | Un bouquet de travaux visant un gain d’au moins deux classes |
| Logement | Résidence principale, conditions d’ancienneté | Classé E, F ou G, construit depuis au moins quinze ans |
| Accompagnement | Non obligatoire | Mon Accompagnateur Rénov’ obligatoire |
| Audit énergétique | Finançable seul, une fois par logement, avec un geste | Obligatoire : il fixe le scénario et les classes visées |
Un troisième parcours existe pour les copropriétés, avec ses propres règles. Les revenus retenus sont ceux de l’avis d’imposition de l’année précédant la demande.
Par geste : les forfaits sont recentrés sur les pompes à chaleur. L’isolation, la ventilation et les autres systèmes de chauffage ne sont plus financés à ce titre — hors raccordement à un réseau de chaleur. En rénovation d’ampleur sur maison individuelle, les travaux doivent conduire à un chauffage et une eau chaude décarbonés : conserver une chaudière gaz ou fioul n’est plus possible. Une entreprise qui vend encore de l’isolation « aidée par MaPrimeRénov’ » vend une aide qui n’existe plus.
Le plafond de dépenses éligibles est de 30 000 € HT pour un gain de deux classes énergétiques, et de 40 000 € HT pour un gain de trois classes ou plus. Dans cette limite, le taux de prise en charge dépend des revenus du ménage :
| Revenus du ménage | Taux de prise en charge (sur le HT) | Écrêtement toutes aides (sur le TTC) |
|---|---|---|
| Très modestes | 80 % | 100 % |
| Modestes | 60 % | 90 % |
| Intermédiaires | 45 % | 80 % |
| Supérieurs | 10 % | 50 % |
Le taux s’applique au montant HT des travaux dans la limite du plafond ; l’écrêtement, lui, plafonne le total des aides perçues en pourcentage du montant TTC. Confondre les deux est l’erreur la plus fréquente dans les simulations faites à la main.
Le client, lui, dépose sa demande depuis son compte personnel : depuis le 17 août 2026, celui-ci se crée directement sur france-renov.gouv.fr, et non plus sur l’ancienne plateforme.
Les ménages aux revenus modestes et très modestes peuvent obtenir une avance — au plus 30 % du montant de l’aide en rénovation d’ampleur — à demander avant le début des travaux et dans les six mois suivant l’acceptation du dossier. C’est souvent ce qui décide un chantier : le client n’a pas à sortir la totalité avant d’être remboursé.
Un devis global « rénovation énergétique, 28 000 € » ne passe pas : l’instructeur doit pouvoir identifier chaque poste finançable, ses quantités et ses caractéristiques techniques. Un devis mal découpé, c’est un dossier renvoyé — et un client qui attend son argent pendant que vous avez avancé le matériel.
Selon Fabio Jarrah, expert marketing chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Depuis septembre 2026, la question n’est plus “quelle prime pour ces travaux ?” mais “ces travaux entrent-ils encore dans le parcours ?”. Une entreprise qui répond juste dès le premier rendez-vous gagne des chantiers que les autres perdent au dépôt du dossier. »
Une démonstration d’une heure, à partir d’un de vos dossiers d’aide.
MaPrimeRénov’ est l’aide principale de l’État à la rénovation énergétique, versée par l’Anah, sous deux formes : par geste et rénovation d’ampleur. Depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste ne finance plus que les chauffages décarbonés — pompes à chaleur, raccordement à un réseau de chaleur — et la rénovation d’ampleur en maison individuelle interdit de conserver le gaz ou le fioul. Les plafonds de dépenses éligibles sont de 30 000 € HT pour un gain de deux classes et de 40 000 € HT au-delà, pris en charge de 80 % à 10 % selon les revenus. L’entreprise doit être RGE et fournir un devis détaillé. Selon Fabio Jarrah, expert marketing chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, le devis est la pièce qui bloque ou débloque le dossier.