La TVA réduite en rénovation désigne les taux de 5,5 % et 10 % applicables aux travaux réalisés dans des logements achevés depuis plus de deux ans. Le taux de 5,5 % vise les travaux d’amélioration énergétique — isolation thermique, chauffage aux énergies renouvelables, ventilation, régulation ; celui de 10 % couvre les autres travaux d’amélioration, de transformation et d’entretien.
Depuis le 1er mars 2025, la fourniture et la pose de chaudières à combustibles fossiles relèvent du taux normal de 20 %, et l’attestation client est remplacée par une mention portée sur le devis ou la facture.
Aussi appelé : TVA 5,5 %, TVA 10 %, taux réduit de TVA sur les travauxDéfinition rédigée par Fabio Jarrah, expert marketing, spécialiste des métiers CVC, plomberie et couverture chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 23 septembre 2026.
| Taux | Travaux concernés | Exemples |
|---|---|---|
| 5,5 % | Amélioration de la qualité énergétique | Isolation thermique, pompe à chaleur, ventilation, régulation |
| 10 % | Autres travaux d’amélioration, transformation, entretien | Remplacement d’une salle de bains, entretien de chaudière |
| 20 % | Taux normal | Matériaux achetés par le client, fourniture et pose de chaudières gaz ou fioul, travaux produisant un immeuble neuf |
Condition commune aux deux taux réduits : le logement doit être achevé depuis plus de deux ans et affecté à l’habitation — que le client soit propriétaire occupant, bailleur ou occupant à titre gratuit.
C’est la règle qui produit le plus d’erreurs depuis le 1er mars 2025. Remplacer une chaudière gaz se facture à 20 % ; la visite d’entretien de cette même chaudière reste à 10 %. Un chauffagiste qui garde son ancien paramétrage sous-facture la TVA sur chaque remplacement — et c’est lui, pas son client, qui la devra au moment du contrôle.
Jusqu’au 1er mars 2025, l’entreprise devait faire remplir une attestation administrative au client et la conserver. Cette formalité a disparu : le client certifie désormais sur le devis ou la facture que les conditions du taux réduit sont réunies — logement de plus de deux ans, à usage d’habitation, travaux ne relevant pas d’une construction neuve.
Ce n’est pas un allègement de responsabilité : c’est la même preuve, déplacée dans un document que vous produisez déjà. Encore faut-il que la mention y figure vraiment, et que le devis soit conservé avec la facture.
Les travaux indissociablement liés à un geste énergétique — reprise d’un doublage après isolation, remise en état d’une cloison — suivent le taux du geste principal. En revanche, des travaux décoratifs réalisés à la même occasion restent à leur propre taux : c’est la ligne du devis, pas la date du chantier, qui détermine le taux.
Selon Fabio Jarrah, expert marketing chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Une TVA sous-facturée n’est pas une erreur qu’on corrige au client trois ans après : c’est l’entreprise qui paie le rappel, sur tous les chantiers concernés. C’est pour cette raison que le taux doit vivre dans l’ouvrage, pas dans la mémoire de la personne qui rédige le devis. »
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La TVA réduite en rénovation regroupe deux taux applicables aux logements achevés depuis plus de deux ans : 5,5 % pour les travaux d’amélioration énergétique — isolation, chauffage renouvelable, ventilation, régulation — et 10 % pour les autres travaux d’amélioration et d’entretien. Le taux normal de 20 % reste la règle pour les matériaux achetés directement par le client, pour les travaux qui produisent un immeuble neuf, et, depuis le 1er mars 2025, pour la fourniture et la pose des chaudières gaz ou fioul — dont l’entretien reste pourtant à 10 %. À cette même date, l’attestation administrative a laissé place à une mention certifiée par le client sur le devis ou la facture. Selon Fabio Jarrah, expert marketing chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, une erreur de taux se paie au contrôle, des années plus tard, et jamais par le client.