Demander une démo gratuite
Compagnons ExpertsPourquoi choisir XT-ERP ?
Glossaire · Production & Industrie

BIM : définition, maquette numérique et obligation dans les marchés publics

Définition vérifiée le 12 octobre 2026 5 min de lecture Par Marco Jarrah
Définition

Le BIM, Building Information Modeling ou modélisation des informations du bâtiment, est une méthode de travail dans laquelle les intervenants d’un projet partagent une maquette numérique du bâtiment. Chaque élément de la maquette — un mur, une gaine, une pompe à chaleur — n’est pas un simple dessin : il porte ses informations, matériau, dimensions, performances, fabricant.

Le BIM n’est donc pas un logiciel ni de la 3D, mais une façon d’échanger ces informations, de la conception à l’exploitation. En France, il n’est pas obligatoire de manière générale : un acheteur public peut l’exiger si nécessaire.

Aussi appelé : Building Information Modeling, maquette numérique, openBIM

Définition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 12 octobre 2026.

BIM, 3D et CAO : trois choses différentes

Ce que c’estCe qu’on en tire
CAOUn logiciel qui dessine des plans ou des pièces, en 2D ou en 3DDes plans, des coupes, des détails
3DUne représentation en volumeUne image, une visite virtuelle
BIMUne méthode d’échange autour d’objets qui portent leurs informationsDes quantités, des conflits détectés, un dossier exploitable après livraison

Un logiciel de CAO peut produire une maquette BIM ; une maquette en 3D n’est pas forcément du BIM.

Ce que dit le droit français

La directive européenne 2014/24/UE sur les marchés publics, en son article 22, permet aux États et aux acheteurs d’imposer des outils de modélisation des données du bâtiment pour les marchés de travaux et les concours, sans en faire une obligation automatique. La France l’a transposée à l’article R. 2132-10 du code de la commande publique : l’acheteur peut, si nécessaire, exiger ces outils — et doit alors offrir d’autres moyens d’y accéder tant qu’ils ne sont pas couramment disponibles (article R. 2132-14).

Le marché avance plus vite que la loi

La Fédération française du bâtiment le résume ainsi : il n’existe pas d’obligation générale, le choix relève du maître d’ouvrage — mais collectivités, bailleurs sociaux et grands donneurs d’ordre intègrent déjà des exigences BIM à leurs consultations, et les CCAG révisés permettent d’y annexer un cahier des charges ou une convention BIM.

Ce qu’un appel d’offres « en BIM » peut vous demander

« BIM » ne veut pas dire la même chose pour tous

Lire une maquette demande une visionneuse gratuite ; en produire une demande un logiciel de modélisation, une formation et du temps. Avant de répondre, vérifiez dans la convention ou le cahier des charges ce qui est réellement attendu de votre lot — et chiffrez-le comme une prestation à part entière, pas comme un détail administratif.

Où se place un ERP par rapport au BIM

Le BIM sert à concevoir et à coordonner l’ouvrage ; l’ERP sert à gérer l’entreprise qui le construit. XT-ERP n’est pas un logiciel de modélisation : il prend le relais une fois les quantités connues — la DPGF et le devis, l’affaire et son budget, les achats, les heures, les situations de travaux et la facturation. Le module de DPGF d’XT-ERP crée, importe et exporte les décompositions demandées par les appels d’offres.

Ce qui se joue vraiment

Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Devant une consultation “en BIM”, la première question n’est pas technique : qu’attend-on de nous, au juste ? Lire une maquette, la compléter ou la livrer, ce ne sont pas les mêmes heures — et ce temps-là doit apparaître dans le prix. »

Des appels d’offres chiffrés et suivis jusqu’à la facture

Une démonstration d’une heure, à partir d’une de vos consultations.

Demander une démo gratuite
Sources officielles

Questions fréquentes sur BIM

Non, il n’existe pas d’obligation générale. L’article R. 2132-10 du code de la commande publique permet à un acheteur public d’exiger, si nécessaire, des outils de modélisation électronique des données du bâtiment, à condition d’offrir d’autres moyens d’accès à ces outils tant qu’ils ne sont pas couramment disponibles. Le choix relève du maître d’ouvrage, et de plus en plus de collectivités et de bailleurs l’inscrivent dans leurs consultations.
Une vue 3D montre la forme d’un bâtiment. Une maquette BIM décrit ses objets : la gaine n’est pas seulement un volume, c’est une gaine de tel diamètre, en tel matériau, raccordée à tel équipement. C’est cette information, et non l’image, qui permet de détecter les conflits entre lots, d’extraire des quantités ou de préparer l’exploitation du bâtiment.
IFC, Industry Foundation Classes, est le format ouvert d’échange des maquettes BIM, publié par buildingSMART et normalisé par l’ISO sous la référence ISO 16739-1, dont l’édition de 2024 correspond à IFC 4.3. Il permet à un architecte, un bureau d’études fluides et une entreprise d’échanger une maquette sans utiliser le même logiciel. On parle alors d’openBIM.
Pas forcément pour ses petits chantiers. La question se pose quand ses clients le demandent : marchés publics qui l’exigent, maîtres d’ouvrage professionnels, entreprises générales. Il faut alors préciser, dans chaque consultation, ce qui est attendu : lire une maquette, la compléter avec ses propres équipements, ou livrer une maquette des ouvrages exécutés.
À l’exploitation et à la maintenance. Une maquette tenue à jour jusqu’à la réception devient un dossier des ouvrages exécutés consultable : on y retrouve la marque d’un équipement, sa date de pose, son emplacement exact. C’est le pont entre la construction et la gestion de maintenance.
En résumé

Le BIM, Building Information Modeling, est une méthode de travail fondée sur une maquette numérique partagée, dont chaque objet porte ses informations : matériau, dimensions, performances, fabricant. Il se distingue de la 3D, qui ne montre que la forme, et de la CAO, qui dessine. Les maquettes s’échangent entre logiciels au format ouvert IFC, normalisé par l’ISO sous la référence ISO 16739-1. En France, aucune obligation générale n’existe : l’article R. 2132-10 du code de la commande publique permet à l’acheteur de l’exiger si nécessaire, et le choix relève du maître d’ouvrage. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, la première question à poser devant une consultation « en BIM » est : qu’attend-on de nous, au juste ?

← Revenir au glossaire ERP & BTP (30 termes)