Le BIM, Building Information Modeling ou modélisation des informations du bâtiment, est une méthode de travail dans laquelle les intervenants d’un projet partagent une maquette numérique du bâtiment. Chaque élément de la maquette — un mur, une gaine, une pompe à chaleur — n’est pas un simple dessin : il porte ses informations, matériau, dimensions, performances, fabricant.
Le BIM n’est donc pas un logiciel ni de la 3D, mais une façon d’échanger ces informations, de la conception à l’exploitation. En France, il n’est pas obligatoire de manière générale : un acheteur public peut l’exiger si nécessaire.
Aussi appelé : Building Information Modeling, maquette numérique, openBIMDéfinition rédigée par Marco Jarrah, consultant XT-ERP et membre de l'équipe de conception produit chez Adler Technologies, éditeur français de logiciels de gestion pour le bâtiment depuis 1998. Relue et vérifiée le 12 octobre 2026.
| Ce que c’est | Ce qu’on en tire | |
|---|---|---|
| CAO | Un logiciel qui dessine des plans ou des pièces, en 2D ou en 3D | Des plans, des coupes, des détails |
| 3D | Une représentation en volume | Une image, une visite virtuelle |
| BIM | Une méthode d’échange autour d’objets qui portent leurs informations | Des quantités, des conflits détectés, un dossier exploitable après livraison |
Un logiciel de CAO peut produire une maquette BIM ; une maquette en 3D n’est pas forcément du BIM.
La directive européenne 2014/24/UE sur les marchés publics, en son article 22, permet aux États et aux acheteurs d’imposer des outils de modélisation des données du bâtiment pour les marchés de travaux et les concours, sans en faire une obligation automatique. La France l’a transposée à l’article R. 2132-10 du code de la commande publique : l’acheteur peut, si nécessaire, exiger ces outils — et doit alors offrir d’autres moyens d’y accéder tant qu’ils ne sont pas couramment disponibles (article R. 2132-14).
La Fédération française du bâtiment le résume ainsi : il n’existe pas d’obligation générale, le choix relève du maître d’ouvrage — mais collectivités, bailleurs sociaux et grands donneurs d’ordre intègrent déjà des exigences BIM à leurs consultations, et les CCAG révisés permettent d’y annexer un cahier des charges ou une convention BIM.
Lire une maquette demande une visionneuse gratuite ; en produire une demande un logiciel de modélisation, une formation et du temps. Avant de répondre, vérifiez dans la convention ou le cahier des charges ce qui est réellement attendu de votre lot — et chiffrez-le comme une prestation à part entière, pas comme un détail administratif.
Le BIM sert à concevoir et à coordonner l’ouvrage ; l’ERP sert à gérer l’entreprise qui le construit. XT-ERP n’est pas un logiciel de modélisation : il prend le relais une fois les quantités connues — la DPGF et le devis, l’affaire et son budget, les achats, les heures, les situations de travaux et la facturation. Le module de DPGF d’XT-ERP crée, importe et exporte les décompositions demandées par les appels d’offres.
Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998 : « Devant une consultation “en BIM”, la première question n’est pas technique : qu’attend-on de nous, au juste ? Lire une maquette, la compléter ou la livrer, ce ne sont pas les mêmes heures — et ce temps-là doit apparaître dans le prix. »
Une démonstration d’une heure, à partir d’une de vos consultations.
Le BIM, Building Information Modeling, est une méthode de travail fondée sur une maquette numérique partagée, dont chaque objet porte ses informations : matériau, dimensions, performances, fabricant. Il se distingue de la 3D, qui ne montre que la forme, et de la CAO, qui dessine. Les maquettes s’échangent entre logiciels au format ouvert IFC, normalisé par l’ISO sous la référence ISO 16739-1. En France, aucune obligation générale n’existe : l’article R. 2132-10 du code de la commande publique permet à l’acheteur de l’exiger si nécessaire, et le choix relève du maître d’ouvrage. Selon Marco Jarrah, consultant XT-ERP chez Adler Technologies, éditeur BTP français fondé en 1998, la première question à poser devant une consultation « en BIM » est : qu’attend-on de nous, au juste ?